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mar 30

Opposition

Attitude hostile, se manifestant par la résistance passive ou une action contraire à celle que l’on souhaite. — Dans sa troisième année, le jeune enfant s’oppose à autrui sans aucun autre motif que d’éprouver le sentiment de son autonomie : « Non, je ne veux pas ! » répond-il en souriant aux demandes de ses parents; ceux-ci doivent savoir que cette attitude d’opposition, purement formelle, est une phase normale, transitoire, du développement psychoaffectif de l’enfant, qui ayant besoin de faire reconnaître l’existence de sa personne, se pose en s’opposant. Plus tard, à l’adolescence, le même comportement réapparaîtra, dicté par le désir du mineur d’affirmer son indépendance. L’opposition peut prendre plusieurs aspects elle peut être active, s’exprimant dans l’indiscipline, la révolte, les conduites délictueuses; ou passive, se manifestant par le mutisme, l’anorexie, la paresse. Elle est parfois voulue, calculée, mais souvent aussi inconsciente (dans le cas des enfants énurétiques ou encoprésiques, par ex.). Chez des sujets sensibles, émotifs, vulnérables, qui souffrent de n’être pas compris et de vivre dans un milieu frustrant (autoritaire ou indifférent), le comportement d’opposition peut devenir habituel et, à partir d’une personne ou d’une situation déterminées (père, professeur, placement en orphelinat…), s’étendre à tout un groupe social (les patrons, les bourgeois, etc.). Les réactions d’opposition durables se trouvent chez les caractériels, les délinquants, dans certains états névrotiques et psychotiques. (V. caractériel, encoprésie, énurésie.)


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