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mar 30

Oubli

Effacement normal des souvenirs. — Les récentes données expérimentales confirment, en grande partie, les vues de Bergson et de Freud selon lesquelles le passé vécu n’est lamais réellement aboli. Le souvenir persiste indéfiniment; dans certaines circonstances, sous l’influence de forces inhibitrices, il disparaît, mais il resurgit, plus tard, à l’occasion de circonstances plus favorables. La narco-analyse, provoquée par l’injection intraveineuse de barbituriques, qui diminuent l’inhibition, permet d’exhumer des souvenirs depuis longtemps oubliés. De même, l’exploration du passé par la psychanalyse permet de faire les mêmes découvertes.

D’après Freud, l’oubli correspond à l’éloignement de la conscience de souvenirs désagréables ou non conformes aux exigences du sens moral. Il est du au refoulement. Ce n’est pas un effacement automatique et progressif, mais la résultante d’un ensemble de forces convergentes qui repoussent, temporairement, hors du champ de conscience, le souvenir. On n’oublie pas un projet ou un rendez-vous qui tient à cœur. Au contraire, ceux qui nous ennuient ont une fâcheuse tendance à sortir de notre mémoire. (V. amnésie, mémoire, narco-analyse, souvenir, sur-moi.).


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