juin 28

Les Besoins de l’Enfant

besoins-enfantsLe développement de l’enfant est un processus fascinant. Les premières années de la vie représentent des années d’évolution et d’apprentissages. Les changements qui s’opèrent au niveau de chacune des étapes du développement de l’enfant sont gigantesques. Les expériences acquises durant l’âge préscolaire sont, en quelque sorte, déterminantes pour l’avenir des tout-petits.

À six ans, l’enfant possède les bases de sa personnalité, il a développé une grande partie de son intelligence et de sa confiance en soi. Le psychologue américain, Fitzhurg Dodson, auteur du livre « Tout se joue avant 6 ans », prétend que les cinq premières années sont les plus importantes, ce sont des années formatrices. Il importe donc d’aider les enfants, sans les contraindre, ni les forcer et à exploiter au mieux leurs aptitudes et leur personnalité.

L formation de MEDAV vous permettra entre autres de vous familiariser avec les différentes étapes du développement de l’enfant, mais aussi sur les moyens qui vont vous permettre d’aider ces bambins à s’épanouir en leur offrant des activités stimulantes et diversifiées.

Les âges indiqués afin de décrire les étapes de développement sont à titre indicatif seulement puisque chaque en­fant est unique et apprend à son propre rythme. Par contre, la grande majorité des enfants passent par chacun des stades, et ce, dans un certain ordre. Évitez de faire des comparaisons et de généraliser sur le rythme d’évolution des enfants qui fréquentent votre service de garde.

Il est possible qu’un enfant se développe un peu moins rapidement que les autres enfants de son âge. Vous devez retenir qu’ils sont souvent imprévisibles, il se peut que certaines dimensions atteignent un pic de croissance à un moment ou à un autre. À ce moment, il peut nous sembler que l’évolution de l’enfant stagne. C’est normal, puisque le développement s’effectue en dent de scie.

Pour diverses raisons, certains délais ou retards peuvent apparaître dans le développement et il peut alors être nécessaire d’augmenter ou d’organiser des activités de stimulation selon des objectifs précis. De plus, si vous ou des parents vous inquiétez des progrès de votre enfant, vous pouvez effectuer des périodes d’observation afin de les rassurer ou bien de les diriger vers des ressources appropriées.

 

juin 28

L’alimentation de l’Enfant

1De bonnes habitudes alimentaires chez les tout-petits sont essentielles pour leur croissance. Le développement physique des enfants étant si rapide, il est primordial qu’ils mangent de bons aliments qui leur fourniront tous les éléments nutritifs permettant de grandir en santé.

En bas âge, les enfants commencent déjà à forger leurs habitudes alimentaires, et celles-ci leur resteront jusqu’à la fin de leurs jours. Donc, il est important de débuter dès la naissance à inculquer de bonnes habitudes alimentaires. Comme responsable d’un service de garde, vous avez un rôle important à jouer puisque vous devez répondre, en grande partie, aux besoins alimentaires quotidiens des enfants que vous recevez.

La période du repas représente le meilleur moment pour agir comme modèle en créant un climat propice au développement de saines habitudes face à la nourriture. Bref, vous devez accorder une grande importance à la nourriture que vous offrez aux enfants, que ce soit pour le dîner ou pour les collations, qui sont tout aussi importantes.

Dans la formation de MEDAV, il sera question des divers aspects de l’alimentation chez les enfants d’âge préscolaire, en débutant par les poupons. Une module portera sur le climat durant les repas, sans oublier les allergies alimentaires. Finalement, différentes problématiques que vous êtes susceptible de rencontrer relativement à l’alimentation seront abordées en incluant des méthodes d’interventions pouvant vous aider à les résoudre.

 

juin 28

Les bases de l’alimentation

Food pyramid isolated on white

Les constituants des aliments sont appelés des nutriments. Ils sont au nombre de sept (protides, lipides, glucides, sels minéraux, vitamines, fibres, eau).

  • Les protides, glucides, lipides ont un rôle énergétique.
  • Les vitamines, sels minéraux ont un rôle fonctionnel.
  • Les protides, sels minéraux, eau ont un rôle plastique.
  • Les nutriments passent dans le sang au niveau de l’intestin grêle.

 

Les aliments sont regroupés en six groupes qui sont :

  • Viandes, poissons, oeufs
  • Produits laitiers
  • Matières grasses
  • Féculents, céréales, légumes secs, produits sucrés
  • Légumes et fruits
  • Boissons

Les besoins énergétiques varient selon l’âge, le sexe, l’activité, physique et l’état de santé.

Définition des besoins énergétiques : c’est le nombre de kilo-joules (kJ) apportés par les lipides, glucides, protides sur 24 heures.

  •  un adolescent a besoin de 12 000 kJ
  • une adolescente a besoin de 8 900 kJ
  • un homme a besoin de 11 300 kJ
  • une femme a besoin de 8 400 kJ

Bien retenir que :

  • 1 g de glucides a une énergie de 17 kJ
  • 1 g de lipides a une énergie de 38 kJ
  • 1 g de protides a une énergie de 17 kJ

Comment respecter une bonne alimentation ?

Faire trois repas par jour : un vrai petit-déjeuner, un déjeuner équilibré, un dîner qui complète les repas du jour.

Jusqu’à l’âge adulte ne pas oublier le goûter.

Boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour.

Préférer les graisses végétales (huile d’olive) aux graisses animales.

Limiter les apports quotidiens de sucres et de graisses.

Une alimentation déséquilibrée a des effets négatifs sur l’organisme : une alimentation trop riche conduit à l’obésité, l’excès de sucre au diabète, celui de graisses aux maladies cardio-vasculaires, les carences en vitamines et en sels minéraux à des maladies diverses.

L’indice de masse corporelle (IMC) selon l’âge est égal au poids (en kg) divisé par la taille (en mètre) au carré.

Pour un homme : 20,1<IMC<25

Pour une femme : 18.7<IMC<23.8

 

juin 20

L’attachement parent-enfant

attachement

L’attachement, c’est le lien affectif qui s’installe entre le bébé et vous.

  • le bébé ne peut pas parler, mais il a toutes sortes de moyens de vous faire savoir comment il se sent. Si vous portez attention à ces signes et si vous y réagissez afin de réconforter le bébé, vous établirez un lien de confiance entre vous.
  • Par exemple, le bébé pleure lorsqu’il est malade, fatigué ou effrayé. C’est sa façon de vous laisser savoir qu’il a besoin de réconfort.
  • Quand vous portez attention au bébé lorsqu’il pleure et que vous le réconfortez dans de telles situations, il apprend que vous pouvez le protéger et que vous réagirez de manière prévisible et attentionnée quand il aura besoin de vous. Ainsi, il a plus confiance en vous et se sent plus en sécurité en votre présence.
  • Le lien de confiance entre le bébé et vous est fort quand il est heureux en votre présence et qu’il veut être avec vous (par exemple, il vous sourit, veut jouer avec vous et vous faire des câlins).
  • Si votre enfant grandit en ayant confiance en vous, il apprendra à faire confiance à d’autres personnes dans différentes situations.
  • Quand votre enfant se sent en confiance et en sécurité, il est plus susceptible d’être indépendant. Il peut faire face aux défis de l’enfance (comme l’entrée à la garderie ou se faire de nouveaux amis) et aux événements plus difficiles.
  • Si votre enfant fait confiance et se sent en sécurité, il contrôlera mieux ses réactions dans des situations effrayantes ou stressantes. Être capable de contrôler ses émotions fait partie de son développement émotionnel et cognitif.
  •  Les parents peuvent être stressés en raison de problèmes de couple, de santé ou financiers. Le stress, le manque de soutien ou leur propre histoire d’attachement peuvent faire en sorte que les parents auront du mal à répondre à leurs enfants de manière prévisible et attentionnée.
  • Si les parents se trouvent souvent ou longtemps dans une telle situation, ils ne pourront pas établir un lien de confiance solide avec leur enfant. Cela peut entraîner des répercussions sur l’enfant, comme des comportements sociaux négatifs (ex., agressivité) ou des difficultés psychologiques.

Vous devez être attentif aux pleurs de l’enfant, à son inconfort, son inquiétude ou sa détresse. Ce sont les façons du bébé de vous dire qu’il n’est pas bien et qu’il a besoin de votre réconfort.

  • Rassurez l’enfant en répondant rapidement à tous ses signes d’inconfort ou de détresse (par exemple, soyez chaleureux et attentionné, parlez-lui doucement, et renez-le dans vos bras).
  • Installez une routine de soins qui est toujours la même (par exemple, prendre le bain et les repas à heure fixe, avoir une routine avant le coucher). Ces routines aident l’enfant à prévoir ces événements et vous aident aussi dans votre organisation familiale.
  • Prenez le temps de tenir le bébé dans vos bras pour lui « parler » et interagir avec lui. C’est une excellente façon d’apprendre à connaître le bébé.

Vous devez être attentif aux jeux qui intéressent votre enfant et aux demandes qu’il fait pour que vous jouiez avec lui.

  • Apprenez à connaître les jeux que votre enfant préfère. Imitez-le. Laissez-le diriger.
  • Proposez-lui de nouvelles idées amusantes. S’il s’énerve, suggérez-lui des solutions et félicitez-le pour ses efforts.
  • Planifiez des temps de jeu durant lesquels vous pourrez jouer avec votre enfant sans être pressé ou préoccupé par d’autres tâches.
  • Soyez à l’écoute des signes qui montrent que l’enfant veut changer de jeu. Laissez-le mettre un terme au jeu s’il est fatigué ou s’il s’ennuie.

Vous devez être attentif à vos propres signes de fatigue, de stress et de découragement.

  • Accordez-vous du repos.

 

juin 18

Aider l’enfant à identifier et à exprimer ses sentiments

emotions

Les enfants qui possèdent une compétence émotionnelle sont susceptibles de réussir à l’école et d’établir des relations positives avec les autres enfants et les membres de leur famille.

  • Une émotion représente le sentiment intérieur d’une personne. Par exemple, la colère, la peur, la joie et la culpabilité.
  •  Un enfant qui comprend les émotions et qui peut les gérer possède une « compétence émotionnelle ». Cela signifie qu’il peut exprimer correctement ses sentiments (ex., il sourit s’il est heureux). Il peut identifier ce qu’il ressent et ce que les autres ressentent et il peut modifier (ou changer) ses émotions afin de mieux gérer certaines situations (ex., il peut se calmer quand il est fâché).
  •  Les enfants qui possèdent une compétence émotionnelle sont plus enclins à être empathiques, c’est-à-dire qu’ils peuvent comprendre ce que les autres ressentent. Ils sont également plus susceptibles d’aider les autres et de trouver des moyens de gérer des situations difficiles.
  •  Les enfants qui possèdent une compétence émotionnelle sont susceptibles de réussir à l’école et d’établir des relations positives avec les autres enfants et les membres de leur famille.
  •  Les enfants expriment différentes émotions selon leur âge et leur culture.
  •  La peur, la colère et la joie font partie des émotions que les bébés expriment en premier.
  •  Vers l’âge de 30 mois, les enfants commencent à exprimer des émotions liées à lafaçon dont ils se perçoivent. Ils peuvent se sentir gênés, coupables ou fiers.
  •  Le comportement émotionnel des enfants peut dépendre de leur tempérament, de leur développement cognitif et de la manière dont ils réagissent à de nouvelles situations et à de nouveaux objets.
  •  Les enfants qui expriment leur intérêt et leur joie lorsqu’ils font face à de nouvelles situations ou à de nouveaux objets sont plus susceptibles de posséder une compétence émotionnelle que les enfants qui ont peur ou qui sont tristes.
  •  Les enfants qui ont vécu des expériences négatives en début de vie (ex., un traumatisme ou de la maltraitance) peuvent avoir du mal à gérer leurs émotions.
  •  Les enfants qui éprouvent de la difficulté à gérer leurs émotions peuvent devenir dépressifs, agressifs ou anxieux.

Vous devez être attentif aux messages non verbaux de du bébé qui expriment ce qu’il ressent (ex., câlin, bouderie, pleurs).

Le bébé ne peut pas parler, alors utilisez ces indices non verbaux pour comprendre ce qu’il ressent.

  •  Offrez votre soutien à votre enfant, câlinez-le et prenez-en soin. Cela permettra de solidifier le lien qui existe entre vous. Par exemple, quand l’enfant vous fait un câlin, prenez aussi le temps de lui en faire un.

Vous devez être attentif à aider l’enfant à identifier ses émotions.

  •  Exprimez à l’enfant comment vous vous sentez dans différentes situations. Cela lui permettra d’établir le lien entre une situation particulière et des émotions positives et négatives.
  •  Aidez l’enfant à comprendre les émotions en les nommant. Par exemple : « Je suis très contente quand tu me souris.»

Vous devez être attentif aux réactions de l’enfant quand il fait face à de nouvelles situations ou à des situations difficiles.

  •  Conseillez l’enfant sur la façon de réagir aux émotions négatives. Par exemple : « Je peux voir que ton nouveau jouet te frustre. Prends quelques grandes respirations. »
  •  Si l’enfant semble avoir peur ou être triste dans une nouvelle situation, rassurez-le rapidement. Aidez-le à voir les aspects positifs de la situation. Par exemple : « Je sais que ça t’angoisse d’être séparé de maman, mais tu t’amuseras à la garderie. Pense aux nouveaux amis que tu vas rencontrer… »
  •  Offrez des objets réconfortants à l’enfant (ex., son ourson préféré ou sa couverture favorite) s’ils peuvent aider à le rassurer.

 

juin 17

Prévenir les difficultés de lecture chez les petits enfants

enfant-lecture

Les enfants qui ont des difficultés d’apprentissage peuvent avoir du mal à comprendre, à traiter et à se souvenir de l’information. Un trouble d’apprentissage peut leur donner de la difficulté à lire, à écrire et à résoudre des problèmes mathématiques.

À un jeune âge, les enfants acquièrent des compétences de base leur permettant d’apprendre à lire et à compter. Développer ces compétences aidera l’enfant à réussir à l’école.

Les jeunes enfants qui ne possèdent pas un vocabulaire adéquat ont plus de difficultés lorsqu’ils commencent l’école.

Un enfant peut être intelligent, motivé et avoir une bonne éducation et tout de même éprouver des difficultés de lecture. Si c’est le cas, il se peut que l’enfant souffre d’un trouble d’apprentissage appelé « dyslexie ».

On estime que 25 à 40 % des enfants éprouveront des difficultés de lecture à l’école.

Une proportion de 75 % des élèves de troisième année qui ont des difficultés de lecture continueront d’éprouver ce genre de problème au cours de leur scolarité.

Lorsque les enfants connaissent des difficultés de lecture et d’écriture pendant une longue période de temps, ils peuvent se décourager et perdre l’envie d’apprendre.

Pour lire, les enfants doivent tout d’abord :
- Reconnaître les sons individuels des mots parlés (conscience phonémique) ;
- Associer des lettres à ces sons (phonologie) ;
- Enrichir leur vocabulaire, améliorer leur aisance et leur connaissance générale des mots.

Apprendre à lire ne se fait pas naturellement. Les enfants apprennent à lire en prenant part à différentes activités qui les aident à développer leurs habiletés de lecture.

Plus les enfants regardent des livres de contes (seuls et avec des adultes), plus leur compréhension des mots et leur expression orale s’améliorent et plus ils acquièrent des habiletés de lecture.

Des parents soucieux et encourageants au sujet de l’apprentissage de leur enfant peuvent aider ce dernier à développer des habiletés de lecture.

Vous devez être attentif à l’organisation d’activités amusantes qui rendent l’enfant enthousiaste à l’égard de la lecture.

Proposez des jeux de rimes simples à l’enfant pour lui montrer que les mots parlés sont détachés (pour les enfants de trois ans et plus). Par exemple, « Trouve un mot qui rime avec soleil » (oreille).

Faites équipe avec l’éducatrice du service de garde ou l’enseignante de maternelle de l’enfant pour vous renseigner sur les façons de soutenir l’enfant dans son apprentissage à la maison.

Vous devez être attentif à l’importance d’offrir à l’enfant des occasions d’apprendre chaque jour.

Pendant vos activités quotidiennes, nommez les objets que vous voyez. À l’épicerie, par exemple, dites : « Achetons des tomates en conserve. »

Montrez les tomates en conserve et la lettre « T » sur l’étiquette. Répétez le mot « TOMATE », en mettant l’accent sur la lettre « T ».

Vous devez être attentif aux activités simples et amusantes qui aident les enfants à associer les sons aux lettres.

Encouragez l’enfant à frapper des mains au rythme des sons qu’il perçoit dans un mot.

Faites découvrir à l’enfant des jeux d’ordinateur simples et amusants qui lui
permettent d’associer les sons aux lettres.

Vous devez être attentif aux activités qui peuvent aider l’enfant à adopter une attitude positive à l’égard du langage et de l’alphabétisation.

Lisez et racontez régulièrement des histoires à l’enfant.

Vous devez être attentif à la présence d’anxiété ou de timidité lorsque l’enfant éprouve des difficultés de lecture.

Consultez un orthophoniste si le développement langagier de votre tout-petit vous inquiète.

 

juin 15

Protégé : Espace membres – éducation de la petite enfance

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juin 11

Prévenir les difficultés d’apprentissage en mathématiques : La dyscalculie

mathEnviron 3 à 8 % des enfants d’âge scolaire ont des troubles d’apprentissage en mathématiques.

Les enfants qui ont des difficultés d’apprentissage peuvent avoir du mal à comprendre, à traiter et à se souvenir de

l’information. Un trouble d’apprentissage peut leur causer de la difficulté à lire, à écrire et à résoudre des problèmes

mathématiques.

À un jeune âge, les enfants acquièrent des compétences de base leur permettant d’apprendre à lire et à compter.

Développer ces compétences aidera l’enfant à réussir à l’école.

Si les habiletés mathématiques de l’enfant sont faibles durant les années préscolaires, il est probable qu’il ait de

la difficulté en mathématiques plus tard.

Certains enfants peuvent avoir de la difficulté :
– À apprendre et à comprendre les nombres (ex., ils ne comprennent pas que « 4 » est plus petit que « 5 » ) ;
– En arithmétique (ex., ils ont du mal à se souvenir que 2 + 3 = 5) ;
– À comprendre un ensemble de chiffres (ex., ils ont de la difficulté à diviser une douzaine de billes en trois séries).

Si ces problèmes sont fréquents et persistent, ces enfants peuvent souffrir d’un trouble d’apprentissage nommé

«dyscalculie ».

Les enfants d’âge préscolaire peuvent être atteints de dyscalculie lorsqu’ils ont de la difficulté à :
– Nommer les chiffres de base ( 2 veut dire « deux » ) ;
– Comprendre les quantités associées aux chiffres plus petits que 4 ;
– Comprendre des additions et des soustractions simples (1 + 2 = 3).

En première année, les enfants atteints de dyscalculie ne connaissent habituellement pas le nom des chiffres de base

(9 veut dire « neuf »). Ils ont aussi de la difficulté à déterminer quel chiffre est le plus grand ou le plus petit

(ex., ils ne savent pas que 9 est plus grand que 8).

Les enfants qui souffrent de dyscalculie n’arrivent pas aussi facilement que les autres enfants à se souvenir de

simples faits arithmétiques (ex., la réponse à 5 + 3). Ils ont tendance à oublier rapidement ce type d’information.

Les enfants atteints de dyscalculie résolvent les problèmes de façon simpliste. Par exemple, ils comptent sur leurs

doigts pendant un plus grand nombre d’années que les autres enfants et font plus d’erreurs de calcul.

La dyscalculie n’a rien à voir avec l’intelligence, la motivation de l’enfant ou les nombreux facteurs qui influencent

l’apprentissage.

Les enfants souffrant de dyscalculie sont plus à risque d’éprouver de l’anxiété à l’idée de faire des mathématiques.

Leur anxiété peut les amener à éviter cette matière, ce qui rend leur apprentissage des bases en mathématiques encore

plus difficile.

Environ 3 à 8 % des enfants d’âge scolaire ont des troubles d’apprentissage en mathématiques.

Vous devez être attentif à s’assurer que l’enfant d’âge
préscolaire acquiert les compétences dont
il a besoin pour apprendre à compter.

Parlez à l’enfant des problèmes qu’il éprouve en comptant.
Expliquez-lui qu’on ne compte pas toujours de gauche à droite et de
la même façon.

Utilisez des activités quotidiennes pour aider l’enfant à s’exercer
à compter. À l’épicerie, par exemple, dites lui : « Prends deux pommes
et ajoute-les à celle qui se trouve déjà dans le sac. Bien. Maintenant,
nous avons trois pommes. »

Vous devez être attentif à l’importance d’offrir à l’enfant des occasions d’utiliser les mathématiques dans des

situations quotidiennes afin de l’aider à comprendre :
– Les nombres ;
– Les relations entre les nombres ;
– Les opérations sur les nombres ;
– Les relations d’égalité et d’inégalité.

Participez à des activités amusantes et simples qui encouragent votre enfant à penser aux quantités (ex., grouper des

objets et les réorganiser).

– Jouez aux dominos avec l’enfant. Demandez-lui combien de points il y a sur chaque section du domino. Demandez-lui de
grouper les dominos qui ont le même nombre de points.

– Demandez à l’enfant de classer des roches trouvées dans le sable du terrain de jeu et de vous en donner cinq.

Demandez-lui d’aligner les roches, de la plus grosse à la plus petite.

Vous devez être attentif à aider l’enfant à apprendre que :
– Une série d’étapes ou d’actions mènent à l’atteinte d’un but.
– Différents moyens mènent à la résolution d’un problème.

Dites à l’enfant que pour construire un château de sable, il aura besoin de remplir un seau avec du sable et de l’eau et de renverser le seau pour former la première partie du château de sable.

Lorsque vous lisez une histoire à l’enfant, demandez-lui comment il s’y prendrait pour résoudre le problème de l’histoire (ex., « Qu’est ce que Ramzi peut faire ? À qui devrait-il demander de l’aide ? »

Vous devez être attentif à l’importance d’encourager l’enfant à apprendre et à mettre en pratique l’organisation et la planification dans ses activités quotidiennes.

Aidez l’enfant à développer une routine le matin :
1. Se lever ;
2. Prendre le petit déjeuner ;
3. Se brosser les dents ; et
4. S’habiller.

Vous devez être attentif aux étapes de l’apprentissage des compétences en mathématiques. Cela vous aidera à constater si l’enfant progresse ou s’il éprouve des difficultés (ex., en ce qui concerne les relations entre les nombres ou les opérations).

Demandez à l’enseignant de l’enfant des exercices supplémentaires. Apportez-lui votre soutien lorsque les problèmes sont difficiles. Montrez-lui de nouvelles façons de comprendre les problèmes mathématiques. Par exemple, comptez les jouets de votre enfant plutôt que des nombres abstraits.

Demandez à l’enseignant de maternelle de l’enfant si l’école fait passer des tests pour déceler des problèmes de numératie.

 

juin 11

Premières étapes pour apprendre à lire et à écrire

lire-ecrire2Ces habiletés fondamentales durant la petite enfance. Elles contribueront à la réussite scolaire de l’enfant.

L’expression « littératie » fait référence aux aptitudes acquises par les enfants pendant les années préscolaires qui leur sont nécessaires pour lire et écrire.

Ces habiletés fondamentales s’apprennent durant la petite enfance. Elles contribueront à la réussite scolaire de l’enfant.

l’enfant apprendra plus facilement les bases de la lecture et de l’écriture s’il participe à des activités stimulantes supervisées par des adultes attentionnés.

Chanter des chansons, lire à voix haute et jouer avec des lettres sont toutes des activités qui prépareront l’enfant à apprendre à lire et à écrire et qui favoriseront son bien-être.

Les enfants d’âge préscolaire qui ont des difficultés de langage risquent davantage d’éprouver des problèmes plus tard à l’école.

Les enfants qui ont de la difficulté à lire à la fin de la première année pourraient avoir des difficultés en lecture tout au long du primaire.

Les stratégies qui préparent les jeunes enfants à lire et à écrire peuvent réduire et même prévenir les problèmes à l’école. Il est important d’intégrer ces stratégies dans des activités que les enfants peuvent faire à la maison, à la garderie et à la maternelle.

Vous devez être attentif à offrir à l’enfant chaque jour de nombreuses occasions d’apprendre tout en s’amusant.

Rendez les activités quotidiennes (se promener, s’habiller, préparer les repas, prendre un bain) plus amusantes en chantant des chansons rythmées accompagnées de gestes stimulants.

Faites remarquer à l’enfant, lorsqu’il est au parc, qu’il y a plus de sable dans un seau que dans l’autre, etc.

Vous devez être attentif à éveiller la curiosité de l’enfant pour mieux le préparer à apprendre.

Jouez à des jeux de mots avec lui (comptines et répétitions).

Remerciez l’enfant de vous faire part de ses découvertes.

Encouragez ses efforts et accordez de l’importance à ses idées.

Invitez-le à trouver des sujets de conversation. Posez-lui des questions pour l’inciter à exprimer ses idées et ses observations.

Vous devez être attentif à obtenir toute l’attention de l’enfant lorsqu’une nouvelle situation d’apprentissage se présente.

Vous devez être attentif au besoin de l’enfant de s’exercer à parler.

Utilisez des intonations de voix variées en jouant, montrez de l’enthousiasme, posez des questions à l’enfant, invitez-le à pointer du doigt ou à nommer les objets qui l’intéressent ou à s’en approcher.

Lorsque vous parlez à l’enfant, n’oubliez pas d’attendre sa réponse. Donnez-lui assez de temps pour vous répondre ou pour participer à la conversation.

Lorsque l’enfant vous parle, répétez ce qu’il dit, puis ajoutez des éléments à la conversation. Ainsi, il saura que vous l’écoutez et que vous partagez ses intérêts. Il pourra ainsi en apprendre plus sur le sujet dont vous parlez ensemble.

 

juin 11

Le cerveau de l’enfant

cerveau-enfant Le cerveau de l’enfant se développe très rapidement. Au cours des deux premières années de sa vie, le volume de son cerveau passe de 25 % à 75 % du poids de celui d’un adulte.

Le cerveau de l’enfant se compare à une maison : il comporte sa propre structure. Celle-ci est établie grâce aux interactions entre ses gènes et ses expériences. Plus la structure est solide, plus le cerveau se développera sainement.

Les renseignements véhiculés par les gènes de l’enfant et ceux présents dans son environnement agissent sur les régions de son cerveau qui contrôlent ses mouvements et ses sens (ex., le toucher, l’odorat, la vue, l’ouïe et le goût).

Le cerveau de l’enfant est très actif. Au cours des premières années de vie, 700 nouvelles connexions cérébrales s’établissent chaque seconde. Ces nouvelles connexions permettent de tisser des réseaux complexes. Au fil du temps, ces réseaux changent afin de permettre au cerveau d’accomplir plus de tâches ou d’assumer des fonctions plus complexes.

Diverses sections et fonctions du cerveau interagissent entre elles de plusieurs façons. Par exemple, les réseaux qui aident l’enfant à entendre lui permettent également d’acquérir du vocabulaire.

Si son cerveau se développe sainement, l’enfant sera plus susceptible :
– d’avoir un corps en santé,
– d’adopter un comportement convenable,
– d’être prêt à acquérir d’autres aptitudes,
– de contrôler son comportement.

Vous devez être attentif au développement du cerveau de l’enfant au moment où les effets seront les plus conséquents. Les régions du cerveau ne se développent pas toutes au même âge. Certaines se développent lorsque l’enfant est très jeune.

Stimulez les sens de l’enfant. Laissez-le découvrir de nouveaux sons, aliments et objets. Il pourra ainsi développer ses sens et renforcer la structure de son cerveau.

Vous devez être attentif à la flexibilité du cerveau de l’enfant. Ce qui se passe autour de lui et les relations qu’il entretient avec les autres ont des répercussions sur son cerveau.

Vous devez être attentif aux premières années de vie de l’enfant afin d’aider son cerveau à se développer le plus sainement possible.

Jouez avec l’enfant. Soyez un parent attentif. Ce sont des mesures que vous pouvez adopter très tôt pour aider le cerveau de l’enfant à se développer sainement.

Vous devez être attentif à l’établissement d’une relation proche et de confiance avec l’enfant, ce qui permettra à la structure de son cerveau de se développer sainement.

Aimez l’enfant et réconfortez-le. Interagissez avec lui et soyez réceptif. Démontrez à l’enfant que vous l’appuierez et prendrez soin de lui lorsqu’il aura faim ou besoin de réconfort.

 

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